Essai Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse – la reine automobile

Depuis près de 10 ans, cet engin hors normes s’évertue à fournir le plus grand raffinement possible malgré des capacités d’accélération d’une brutalité sans pareil. Nous avons pris le volant de la toute dernière mouture sur le circuit Paul Ricard, l’un des rares terrains où ce monstre, né en Alsace, peut exploiter sans trop de retenue ses 1200 chevaux.

Le Graal

Tout est parti de la volonté d’un seul homme à la fin du siècle dernier. Homme fort du groupe Volkswagen, Ferdinand Piech réussit à peu près tout ce qu’il entreprend et son appétit de croissance semble sans limite.

Pour réaliser l’un de ses rêves les plus fous, cet ingénieur allemand, parfois visionnaire, rachetait Bugatti juste avant le passage au 21ème siècle avec comme seul objectif, de respecter scrupuleusement le slogan originel de la marque chère à Ettore Bugatti : « rien n’est trop beau, rien n’est trop cher ». C’est avec ce crédo que Bugatti avait fait ses preuves pendant l’Age d’Or de l’automobile, en battant tous les records sur la route comme sur les circuits.

En ressuscitant la marque, Ferdinand Piech voulait mettre au point une automobile superlative, capable de battre toutes ses concurrentes en vitesse de pointe et en puissance. La Veyron arrivait en 2004 avec 1001 chevaux et 407 kilomètres / heure en vitesse maximale, du jamais vu à cette époque. L’auto entrait directement dans le livre des records, et dans les garages les plus prestigieux de la planète.

10 ans d’évolution

Devenu le maître étalon à battre, cette Bugatti Veyron était attaquée de toute part par une concurrence bien décidée à la battre en vitesse de pointe et en accélération. Certains y sont parvenus, mais pas longtemps : la Veyron a évolué tout au long de carrière pour s’assurer de rester imbattable, ne serait-ce que sur le plan de la vitesse de pointe.

Apparue au début de la dernière décennie, la version Super Sport faisait grimper la puissance du W16 quadriturbo à 1200 chevaux et la vitesse maximale atteignait désormais 434 kilomètres / heure. Aujourd’hui personne n’a réussi à battre ce chiffre, même si certains artisans se sont approchés de très près avec des machines demandant des capacités de pilote de course pour pouvoir les dompter.

Quant à la Veyron, elle se décline désormais dans sa version ultime Grand Sport Vitesse, disposant d’un toit rétractable pour rouler en cabriolet avec 1200 chevaux derrière le dos. De quoi rendre l’expérience de conduite encore plus sensationnelle.

Le monstre aux bonnes manières

Contrairement aux dernières Ferrari, Lamborghini, et autres McLaren P1, la Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse n’est pas conçue seulement pour offrir la meilleure efficacité possible sur circuit. C’est là toute la spécificité de cet engin unique au monde, mis au point pour rester confortable et facile à vivre en toutes circonstances. Au volant de cette auto à deux millions d’euros, c’est ce qui vous impressionne en premier alors que vous flânez cheveux au vent sur une route provençale.

L’amortissement est souple, la direction est légère et la conduite est beaucoup plus douce que sur une vraie supercar. Cette docilité est sidérante pour une machine capable de rouler à plus de 400 kilomètres / heure sans le toit, disposant par ailleurs d’une finition intérieure digne d’une Rolls-Royce.

Mais dès que vous osez appuyer en grand sur l’accélérateur, votre balade tranquille se transforme en catapultage suffocant. La poussée administrée par la mécanique est une véritable épreuve physique lorsque les 1200 chevaux travaillent de concert. Comme dans un roller-coaster, votre ventre vous chatouille. L’accompagnement sonore est digne d’une gigantesque machinerie avec des sons qui passent par tous les registres. Et dès que vous relâchez l’accélérateur, vous revoilà au volant d’une paisible GT, confortable et tranquille à vivre.

A jamais sans concurrence ?

Sur le Paul Ricard, l’auto enchaîne sans problèmes de très gros freinages grâce à ses disques gigantesques et atteint 340 kilomètres / heure dans la ligne droite du Mistral. Sur ce tracé, même les meilleures voitures de course des 24 Heures du Mans ne vont pas aussi vite.

Et la Bugatti peut tenir la cadence d’une journée complète de pilotage. C’est le grand écart total. Aucune supercar n’est capable de rouler aussi fort tout en déployant un tel confort de conduite sur la route.

Même dix ans après son arrivée, la Veyron est toujours seule au monde. Il reste désormais moins de 20 exemplaires de l’auto à vendre avant la fin de sa carrière. A moins que Bugatti ne se décide à faire encore plus fort à l’avenir, elle restera à jamais une machine unique dans l’histoire de l’automobile.

Article réalisé par “Cedric Pinatel

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